Monday, November 27, 2006

À moi, à moi, à moi.

http://www.eihwas.org

J'ai fini par céder.
Domaine en construction

Wednesday, November 22, 2006

Un billet le mois...

Les tournures de style s'amenuisent. Je manque de littérature ultra-théorico-pratique afin de pouvoir faire pleuvoir les mots sur ce clavier qui se moule à l'empreinte de mes doigts. Ce weblog déménagera, peut-être un jour. Le temps que je me décide de payer une somme symbolique pour pouvoir m'écarqueler sur la toile, qu'un gros «.net» me soit attribué et que je puisse être fier d'avoir dompté gimp, photoshop ou encore dreamweaver ou l'un de ses compatriotes afin de présenter un brouillon éternel de ce que sera cette oeuvre inachevée.

Je n'espère rien, sinon que d'avoir éfeuillé une idée supplémentaire dans mes cahiers noircis de choses «à faire».

Rien d'autre à dire. Rien d'autre à stipuler. Encore faudrait-il créer quelque chose de palpitant.

Tuesday, October 24, 2006

Trop de temps

Ça fait trop longtemps que je n'ai pas tenté d'écrire sur ce weblog. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, sûrement la fatidique excuse du manque de temps...

Pas envie de résumer les dernières époques de l'existence lutinienne, si ce n'est que par des tons froid avec des illusions fausses de chaleur. Les feuilles tombent au même rythme que mes paupières, qui gardent en elles l'image d'un passé passable, mais révolu.

Je m'acharne à vouloir compléter trop de choses à la fois. Je suis rendu à noircir ce que je surnomme des «cahiers de torture», chiffrés de tâches à accomplir avant un certain délai. Tout cela, pour une optique de productivité ou d'autosatisfaction personnelle. Il me faut prouver que j'existe, à tout prix, et pour cela je sacrifie tout le reste. Je n'ai plus d'amis, je n'ai plus que moi même, comme au lendemain de l'agonie lente s'étant poursuivie sous le regard accusateur des sylphes. Je désire du temps, je désire du repos, pour pouvoir communier avec quelque chose, avec quelqu'un, pour pouvoir redevenir touchable encore quelques instants avant que l'hiver s'installe dans nos foyers et dans nos esprits.

Il neige déjà dans ma tête, il neige des gros flocons de neige gelés. Tout comme la première neige de chaque année, celle-ci a une signification spéciale, une certaine romance... la lumière traversant les cristaux translucides donne ce caractère spécial. Mais les cristaux sont sans rayons, sont sans lumière, aucune couleur n'est perceptible, que la sensation du glacé qui s'installe progressivement pour ennivrer les sens.

Je ne sais plus où aller, la neige recouvre le chemin. Je fonce à l'aveuglette vers quelque part, isolé dans cette tempête paisible, ce brouillard clair qui m'isole pourtant autant que la plus violente bourrasque. J'essayerai de creuser afin de trouver une indication, jusqu'à l'hypothermie fatale qui condamnera mon existence pour encore quelques éternités.

Il neige, ce soir, il neige tout doucement... et cette neige me recouvre de son drap confortable.

Tuesday, June 13, 2006

La reine

se prélasse dans ses appartements, et hurle au peuple leur chance, leur joie d'être peuple, et non monarchie falsifiée et hautaine...

Je ressens beaucoup de nostalgie prématurée, ces moments-ci. Autant j'ai pu passer mes journées à faire «pas grand chose», à chercher le sens du soleil et de la pluie qui se chicanent les météorologues de la télévision avec leurs avis divergents, maintenant, j'ai l'impression d'avoir tant à faire, tant à (re)prendre.

Il me reste présentement 12 journées à profiter du temps qui me reste avant de partir pour le camp d'été. Douze journées à essayer de consolider le tout le plus possible, à être encore important pour quelqu'un du moins, quelques uns dans le mieux. J'essaie de scotcher mes moments à la seconde, et je m'élance lamentablement dans le superficialisme cliché et clinquant.

Les idées se bousculent dans ma tête, à un rythme trop rapide pour que je puisse en cerner une seule, et la coucher quelque part sur ce canvas format brouillon. Je raconte des conneries, mais elles importent pour ce soir. Le sommeil manque, la journée fut rude, et la lune m'a achevé.

À demain.

Je... suis...

Désemparé? Pris? Pogné? Enfermé? Cloîtré? Ahuri? Occupé?

Désolé.

Wednesday, April 26, 2006

Avance!

Avance! Et ne regarde pas derrière! C'est si beau, si pavé devant, fais miroiter tes petits pas sur l'écume qui se prolonge à chaque fois, laissant ton regard planer vers un infini encore plus complet à chaque fois! N'arrête pas, c'est si dur de repartir. Prend ton envol, avec ces ailes de location encore emballées.

La fraîcheur de cette nouvelle saison, ensevellie de pluie et de neigette fondante, coupe le soleil qui fait jaillir les premiers éclats de vie. Et mon esprit renaît. Et mon esprit reveut. Il s'extase de merveilles banales, captant chaque parcelle d'existence (tiens, ça revient plutôt souvent, ces termes) qu'il peut, afin d'amalgamer le tout en quelque chose de beau.

Beau! Tout est si beau! Tout est si magique. Chaque instant constitue une courbe qui se prolonge vers un terme inconnu!

J'arrive?

Friday, April 14, 2006

Mode

Now playing : Madonna - Get together

Un brin d'existence plutôt illusoire. La période d'incertitude qui en entourre la fin d'une session. Les devoirs s'accumulent, l'étude aussi, puisque réussir c'est bien, mais bien réussir c'est mieux. Tentative d'associer les quarante types de vie existant dans une journée typiquement estudiantelle. C'est un déboire monumental que celui de regarder en avant. L'arrière est tracé, figé et tellement facile d'accès! On peut s'y reposer en cas d'incertitude, et il nous propulse vers l'avant. Cet avant! Cette incertitude inconnue, qui se dessine quelques secondes à l'avance!

Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus qui être. Moi ne suffit plus, moi tente de raccomoder le tout, moi échoue. Je n'ai plus envie de recommencer sur des points aussi cruciaux de mon existence.

J'ai besoin de réfléchir. Une éternité ou deux...

Tuesday, March 28, 2006

La complainte de l'être aimé...

Le calendrier se biffe au crayon rouge passion, gratifiant la surface plastifiée de cette fin du premier mois printanier de ses éclats magnifiquement vermeils. Chaque jour se fait caresser de tendresse affective, de baisers langoureux, de soupirs magnifiquement orchestrés avec les halètements d'hésitations nombreuses et changeantes. Les secondes deviennent unidirectionnellement des jours, des semaines, des mois, des éternités en l'attente de cette liste non exhaustive, il faut le mentionner. Puisque la pire des mélancolies s'y place, meurtrière.

Je voudrais être en amour avec la planète entière. Répandre cet amour sur les toits, les coins de rues, savourer les baisers échangés entre deux inconnus qui veulent de l'amour inconditionnel. Nul besoin désormais de se sentir aimer; il suffit d'aimer l'ensemble d'un amour passionnel. L'utopie résonne dans ces mots, sans toutefois dégager son arôme si délectable. Ça goûte fade, par ici. L'unidirectionalité agonise, dans cet état là, elle halète ses derniers soupirs, elle crachote d’espérances brisées et d’anciens éclats vermillon. Le soleil se couche, arborant des couches bleutées de froides, nuançant ses maigres rayons de violacé pour faussement paraître réconfortant. Mais qu’avons-nous pu faire, ou ne pas faire ? Savourer un soleil naissant paraît banal, puisque le zénith est à venir ! Le zénith ne dure jamais assez longtemps, il se décline en un après-midi chaud et humide, pour mourir tranquillement sur les berges de ce lac cristallin de mon esprit où l’inspiration est jadis tant venue me solliciter. L’homme est mort, l’ondin renaît, il a tout vu, tout entendu, tout ressenti. Foutu réceptacle d’émotions déversées à la va-vite, pour se sentir mieux aussitôt. Quel homme, autre qu’automate peut supporter ce train ?

Mes veines coulent de ce liquide cristallisé qui fige dans les artères. Je ne sais plus rien sentir, je ne souhaite plus rien sentir. Il saisira mes sens dans un instant ou deux, et je continuerai d’exister. À moins que ce ne soit déjà fait ?


Je fuirai.